26 juillet 2025 - 1379 vues
Cayenne, vendredi 25 juillet 2025 – Dans la salle paroissiale de Mirza, à Cayenne, les mots ont résonné fort. Très fort. Le collectif Free Palestine Guyane a réuni citoyens, élus, syndicalistes, religieux et journalistes autour d’un message simple mais urgent : Gaza meurt de faim, et le monde ne peut plus détourner le regard.
Une assemblée unie au nom de l’humanité
À l’initiative de cette conférence de presse poignante, l’évêque de Cayenne, Monseigneur Alain Ransay, a donné le ton d’un rassemblement placé sous le signe de la dignité humaine :
« Peu importe nos croyances, nos opinions politiques, notre rôle ici est d’abord humain. Nous ne pouvons accepter qu’un peuple, des enfants, soient affamés, bombardés, abandonnés dans l’indifférence. »
Autour de lui, des personnalités politiques, dont la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth, des figures syndicales, des militants associatifs, et de nombreux citoyens ont pris la parole pour alerter sur l’urgence absolue dans la bande de Gaza, où les conditions de vie sont désormais inhumaines.
Gaza : un territoire assiégé, une population à l’agonie
Claude Bourdin, membre actif du collectif, a dressé un tableau glaçant :
« Gaza est au stade 5 de l’indice IPC : c’est une famine avérée. Les enfants meurent de faim. L’aide humanitaire est bloquée. Les bombardements se poursuivent. C’est une prison à ciel ouvert. »
Il rappelle que Gaza, à peine plus grande que Montsinéry (361 km²), concentre plus de deux millions d’habitants, dont la majorité sont des enfants. « C’est une enclave surpeuplée, bombardée, affamée, et coupée du monde. »
Un tournant politique… mais une urgence humanitaire
Ce rassemblement a eu lieu au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron : la France reconnaîtra l’État palestinien en septembre à l’ONU. Une décision qualifiée d’historique, mais insuffisante face à l’urgence actuelle.
« La reconnaissance politique, c’est une étape. Mais il faut agir maintenant. Chaque heure compte pour sauver des vies », martèle un intervenant.
La Guyane solidaire, debout pour Gaza
Malgré la distance, la Guyane se sent directement concernée. Pour le collectif Free Palestine Guyane, il ne s’agit pas d’un combat géopolitique, mais d’un devoir moral. Celui de refuser l’oubli, de briser le silence, et d’agir pour la vie.
« Il faut que la voix des enfants de Gaza traverse les océans. Nous sommes là pour qu’ils ne soient pas seuls », a conclu Monseigneur Ransay, dans un silence respectueux chargé d’émotion.
https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/de-gaza-a-la-guyane-le-collectif-free-palestine-fait-entendre-sa-voix-1608084.html





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