10 août 2025 - 2453 vues
Après le suicide tragique d’un ressortissant syrien à Sinnamary, un vent d’abattement et de désespoir souffle sur le camp de la Verdure.
Environ 70 personnes, parmi les plus précaires, sont toujours sur place depuis l’« évacuation » de juillet 2025… un mot bien faible pour décrire la brutalité de leur déracinement.
Ici, pas d’électricité, des montagnes d’ordures, et un quotidien marqué par l’isolement et l’oubli.
Parmi eux :
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Deux personnes lourdement handicapées, dont une femme seule, incapables de se déplacer.
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Une personne âgée, totalement désorientée, errant sans comprendre ce qui lui arrive.
Ces derniers mois, grâce au soutien psychologique de l’EMPP et de la PASS, des signes d’amélioration avaient émergé. Mais les événements récents ont tout brisé : blessures ravivées, humiliations, perte de dignité.
Aujourd’hui, les paroles recueillies sont glaçantes :
« Les médicaments que nous avons peuvent nous servir définitivement… »
« Plus rien ne nous retient. »
« On se soutient même dans la mort. »
Des phrases qui témoignent d’un risque imminent de passages à l’acte, nourri par un effet de contagion suicidaire.
Les troubles du sommeil sont généralisés, la patience est à bout, et l’espoir s’effrite.
Nous tirons la sonnette d’alarme :
Il faut agir maintenant.
Suivi psychologique renforcé
Soutien humanitaire d’urgence
Prévention de l’effet de contagion par des actions collectives
Chaque jour compte.
Chaque vie compte.





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